Protégé : vidéos du labo suspension 13 juin 2015

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Protégé : vidéos labo suspension 6 juin 2015

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Compte rendu du LAB du vendredi 15/05/2015 par Aline

Compte rendu du LAB du vendredi 15/05/2015
Proposition retenue :
« Bouger en Biotenségrité »

Je me suis dit
« trouve une situation favorable pour faire vivre la biotenségrité en action ».
L’idée proposée était de ne pas donner de définition préalable aux participants.
J’avais en tête une des définitions que je vous propose à posteriori.

« Un système de tenségrité est un système en état d’équilibre stable par lui-même comprenant un ensemble d’éléments en compression discontinue dans un continuum d’éléments prétendus » René Motro

Or comme nous bougeons en tenségrité sans le sentir comme Le Bourgeois gentilhomme fait de la prose sans le savoir….alors….

J’ai choisi de jouer à augmenter la compression ….
en proposant une pratique d’Ostéo Eveil.(Cf Tarento Michèle )
En effet cette proposition permet de ressentir les qualités tissulaires d’auto-ajustement lorsque l’on contraint l’ensemble ostéo myo facial.

« Tout système de tenségrité se stabilise, non par la résistance de ses constituants mais par la répartition et l’équilibre des contraintes mécaniques dans la totalité de la structure. » A.GEHIN
Toute élasticité supplémentaire accroit la compression, alors que toute augmentation de la compression engendre une élasticité supplémentaire .C’est l’interdépendance du système de tenségrité.

Dans un premier temps nous étions par 2.
Un, allongé au sol recevait une pression maintenue par son partenaire qui positionnait les mains de chaque côté du corps de manière à offrir une compression à différents étages précis, depuis les pieds jusqu’à la tête .

Auto observation et observation de ce qui se passe
Puis échange de rôle

Un deuxième temps d’exploration du mouvement dans l’espace s’est déroulé ensuite spontanément.

Témoignages que j’ai pu retenir en espérant ne pas trop les déformer !
Je vous invite à réajuster et à compléter ce beau partage de perceptions tenségrales.

Catherine : « « Au début comme une kinesphére, un placenta avec cette image d’un volume à l’intérieur qui ressort, l’envie de suivre cette bulle comme un espace vital à rechercher, une goutte d’eau à l’intérieur. La compression semblable à un partenaire dans une globalité , le sol aussi ».
?Charlotte : « Côté élastique à l’envers .Rebond à l’intérieur ». Observe l’intérêt de cette proposition statique à deux qui débouche sur une mise en mouvement .
Gerry : Note des moments plus difficiles à donner la compression . Une sensibilité aux directions, une écoute plus précise.(référence au Rolfing)
Notion d’appui qui permet de suivre les directions, et d’utiliser les appuis comme « centre de gravité »
Il observe le côté statique de la situation à 2 opposé à la dynamique du mouvement dans l’espace :Ce qui amène à préciser entre nous qu’on peut observer une « dynamique » interne si on change de dimension et qu’on parle des tissus. Et des micromouvements.
Yoko :Très agréable de sentir la compression :Lien des pieds pressés jusqu’en bas du dos ,quelque chose qui diffuse, .Les zones pressées comme si elles « gonflaient »Envie d’élargir cette sensation .
Aymeric :Le sol comme de la terre glaise bien mouillée ;Sensation très agréable, élasticité jusque dans les os, envie d’en rajouter, de jouer avec ça à deux.

Après ce temps de partage, chacun a prolongé en explorant avec plus de pressions – chercher l’élasticité dans le contact, ou bien dans les os .Aussi aisser place à l’instant, à l’imprévu, laisser se jouer les espaces à l’intérieur du corps.
Alternance de duo, trios, quatuor,…d’assemblages se faisant et se défaisant avec des temps de suspensions.

S
Dans tout système de tenségrité les éléments appartiennent à deux catégories bien distinctes :
La première comprend les éléments considérés comme rigides, qui peuvent travailler de façon intermittente soit en compression, soit en traction.Ils sont réunis de manière géométrique, sans se toucher .
Chez l’être humain ce sont généralement les os, dont l’orientation va déterminer les formes articulaires.Ils participent à la stabilité ;
La seconde catégorie se compose d’éléments élastiques qui sont stabilisés par un état de contrainte préalable (la « needles tower » de Kenneth Snelson) Dans le corps humain, par exemple,les ligaments articulaires sont élastiques, contraints de manière préalable en traction.

Steve LEVIN : http://www.biotenségrity.com
Kenneth SNELSON :www.Kennethsnelson.net
Danièle –Claude MARTIN
Michèle Tarento http://www.osteo-eveil.fr
Séminaire à l’intention des Post Graduates de l’école belge de fasciathérapie: « L’ostéo éveil postural inspiré par la Biotenségrité- approche théorique et pratique »- juin 2013

Participations au Biotensegrity Interested Group( BIG), groupe de recherche internationalà l’initiative de D.C. Martin autour du progéniteur du concept S.M. Levin:
-à Mûnich( Allemagne) pour le BIG III -conférence et atelier « Le concept de Biotensegrité inspire les pratiques posturales de l’ostéo éveil »- novembre 2011

– à Dröngen( Belgique) pour le BIG IV, conférence : «Approches ostéopathiques et Biotenségrales des tissus et cellules osseuses »- octobre 2012
– à Merelbeke( Belgique) pour le BIG V conférence et atelier:  » Approche du système vocal par l’ostéo éveil inspiré par la Biotenségrité »- octobre 2013 .

etc. ;;
A très bientôt !
Aline

Notes de Catherine – labo du 17 avril 2015 – jeux anatomiques

Proposition initiale: Des livres d’anatomie et la possibilité d’aller les feuilleter, en fonction de ses curiosité. Puis avec cette représentation objectivée du corps, retourner dans la danse ou observer les autres danser de l’extérieur. Est-ce que ces aller-retours transforment mes représentations, mes espaces de perception et d’action? Dans quel sens?

lignes de tension de la peauJe suis attirée par le chapitre sur la peau et je découvre ce paragraphe sur les lignes de tensions de la peau dont je n’avais jamais entendus parler. J’aime cette représentation en réseau dynamique. Alors j’explore avec.

Je viens toucher les autres avec la curiosité de sentir comment s’organisent et circulent leurs lignes de tension. Et pour cela et dans le même temps, j’ai besoin d’appuis qui libèrent et soutiennent ces endroits avec lesquels j’explore les architectures toniques cutanées de mes camarades. Ces endroits doivent être disponibles à percevoir (donc sans tonicité excessive) et capables de prendre différentes places dans l’espace pour explorer ces « objets » mobiles en trois dimensions.

 

nervure roseDans ma sensation, mon architecture se transforme à partir des points de contact avec mon partenaire vers les points les plus éloignés à travers ce réseau de tensions cutanées (lignes de Langer), un peu comme un papier buvard avec des nervures par endroits (qui conduiraient l’encre plus rapidement).

 

arc-electric-en-cielIl y a une circulation, une nervure particulière, plus intense, plus centrale, plus décisive pour ma modification structurelle: c’est celle entre les surfaces de contact avec mon partenaire et les surfaces qui reçoivent une force de support (s’il y en a qui ne soient pas aussi un contact avec un partenaire). J’ai l’impression de potentiels électriques qui cherchent à se rejoindre et créent finalement un arc électrique à travers ma structure, la modifiant du même coup.

 

Peu à peu, je remarque des moments où j’ai l’impression que nos lignes de tensions en « contact » se retrouvent être dans la même Nervures-Libellulide rogneedirection, comme s’il y avait eu un accordage, et j’ai la sensation que nos tensions alors réunies peuvent s’échapper de nos deux corps dans l’espace de la salle, comme le faisceau lumineux d’une lampe torche qu’on viendrait d’allumer. Elles créent une ligne, une spirale, un axe (de circulation et de pivot) dans et sur lequel notre danse se glisse et s’appuie. C’est agréable. Il y a quelque chose de l‘ordre du relâchement, de l’affranchissement des frontières, de l’appui. Ça circule plus facilement.

Ça spirale, ça déspirale, ça respirale, ça s’engouffre, ça fait levier, ça se transforme. Jeu de poids et d’appuis.

Je crois que les variables sur lesquelles je joue alors sont mon espace-temps de réaction et mes appuis : si je décide de mettre mes appuis là, ça change quoi à notre architecture commune ? à la circulation de la dynamique ?

 

Plus tard, je vais écouter Céline et Matthieu, mais très vite je n’arrive plus à être seulement l’observatrice extérieure de leur paysage de corps et de mouvements. Leur duo m’emporte dans leur danse, écoute mes mouvements, essaye d’y lire mes intentions et de les prolonger, me donne et me prend du poids. Je me retrouve à ne plus seulement bouger pour les percevoir mais à bouger:

  • pour  survivre, conserver mon intégrité mise à mal par la dynamique des poids
  • pour  poursuivre la dynamique – pour nos intégrités et pour la cohérence de la danse.
  • pour ne pas laisser mes amis « parler » seuls puisque manifestement ils s’attendent à ce que l’on discute…

Notes de Charlotte – Labo du 17 avril

Le corps ! Quel intelligence ! Quel mystère !

J’ai adoré cet instant de libre circulation, entre les livres et les danses ! Les accroches d’une image, d’un terme, d’une idée… C’était très nourrissant et ludique de tourner une page et d’un coup, partir danser avec ! le système respiratoire, les costumes des lignes de force .. et que sais-je encore !
Le focus sur la peau a révélé de très belles danses, très enjouées !

Commencer, développer, prolonger, une danse, un contact via la peau, cet organe sensible, et délicat. Une prise de contact comme une caresse, une douce invitation à la danse. D’abord, sentir et donner quelque chose de léger… puis à partir de cette connexion, (m)les danses se sont transformées et les corps et les peaux se sont mit à bouger dans un contact ludique, entre appui/poids et quelque chose de plus léger… Un jeu de surprises et d’intense présence corporelle !
Je ne sais pas si cela est complètement fidèle à l’expérience car cette exploration remonte à plusieurs jours … Mais quand j’y repense, mon corps sourit !
Je vous remercie les amis !

Notes de Céline – labo du 10 Avril 2015

Dans cette première phase d’exploration, j’ai été très inspirée par le texte de Romain. Comment le geste de pointer crée des orientations dans l’espace, trace des lignes, et ouvre des espaces de parcours? J’ai d’abord pointé l’espace avec mes membres supérieurs et notamment les mains (ce qui me paraît le plus courant), pour ensuite tenter de pointer avec d’autres parties du corps. Est-ce que je peux pointer/ouvrir des directions avec mes coudes, avec mes ischions, avec mes omoplates, avec mes genoux, avec ma tête… Est-ce que je pointe toujours des espaces « extérieurs » ou est-ce que je peux pointer, donner à voir des chemins même à l’intérieur du corps? Est-ce que mon regard accompagne toujours cet acte de pointer vers ? Est-ce que dans le duo, mon partenaire perçoit les espaces que je lui ouvrent, lui montrent, lui proposent, et inversement est-ce que je perçois ce qu’il « pointe »?
Voici les questions qui m’ont habitées lors de ces premières danses.

Je dois dire que les expériences suivantes ont été très déceptives au vue de la richesse des premières danses. Danser avec des jambes « mortes » puis des bras « morts ». Bien que très difficile, cette expérience a été intéressante pour sentir à quel point le corps en jeu dans le contact-impro est un corps connecté et global. Il n’est jamais question de fragmentation ou de dissociation, comme il est fréquent de le travailler en butô. Du coup, danser en abandonnant totalement soit les jambes, soit les bras, m’amenait inévitablement dans une hypotonie globale (comme on le voit bien dans les vidéos où l’on ressemble à des loups de mer échoués sur la plage 😉.
Comment donc arriver à dissocier le haut et le bas du corps, l’arrière et l’avant, un côté et l’autre, sans perdre la fluidité et la relation à l’autre et donc remettre en cause les principes mêmes du contact?
Dernière exploration: Inverser les pôles (les bras deviennent des jambes, les jambes des bras) ce qui entraîne l’inversion des ceintures scapulaire et pelvienne et la mise en place d’un regard au niveau du sacrum. Ici j’ai retrouvé plus de fluidité et de connexion avec mes partenaires. La proposition (moins contraignante) a permis de libérer la danse, tout en gardant un point de focus, d’attention ciblée :
-libération du bassin pour trouver la même mobilité dans l’articulation coxo-fémoral que dans l’épaule
– pieds qui touchent, caressent, attrapent comme des mains
– solidité dans la ceinture scapulaire pour permettre aux bras de porter le corps
– nouveau regard depuis l’os du sacrum…etc

Remarques générales par rapport au travail de laboratoire en général: Comment proposer des explorations qui ne soient pas des « exercices », qui restent dans le plaisir de la danse en orientant le travail d’attention et de conscience corporelle mais sans refermer le champ des possibles ou rendre trop contraignante la danse ?
En tout cas merci à tous pour ce beau moment de recherche collective et hâte de vous retrouver vendredi prochain!
Céline